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Agriculture urbaine et péri urbaine

Situation

Les conditions de vie en milieu rural sont difficiles et le manque d’opportunité d’emploi se traduit par une forte tendance à l’exode vers les villes secondaires et la capitale du pays. Cette population qui arrive particulièrement à la capitale, Port-au-Prince, s’établit généralement dans des zones marginales et forment ainsi les bidonvilles. La capitale comprend plusieurs des ces bidonvilles caractérisés par la pauvreté, les mauvaises conditions de vie, l’insalubrité et la violence. Dans les villes secondaires (Cap-Haïtien, Gonaïves, et les Cayes), la croissance a été plus lente qu’à Port-au-Prince, toutefois la formation de bidonvilles y existe également. L’approvisionnement en nourriture constitue un souci majeur pour les foyers.

Analyse et vision stratégique du développement du sous secteur

Considérant la situation nouvelle crée par le tremblement de terre, les interventions proposées dans le cadre « Plan de relance du secteur agricole en Haïti » devront cibler d’une part les populations urbaines vulnérables ayant conservé leur habitat et ayant déjà identifiées dans le cadre des Programmes précédemment proposés, et d’autre part les populations vulnérables ayant perdu leur logement et déplacées dans les principaux camps d’hébergement temporaire situés en zone urbaine et périurbaines.

Pour ces familles en camps d’hébergement temporaire, la production de produits maraîchers sur des unités de micro-jardins en conteneurs (‘earth-boxes’) sera un des moyens les plus surs et viables pour renforcer leur sécurité alimentaire sur le court et moyen terme, car cette technique offre l’avantage d’avoir une mise en œuvre simple et rapide, les unités de micro-jardins pouvant être facilement installées et déplacées selon les besoins, et n’utilisant que très peu d’espace, un minimum d’intrant, une faible consommation d’eau et d’engrais, et n’exigeant pas une connaissance technique très poussée.

La principale initiative mise en œuvre au cours des dernières années en appui à l’agriculture urbaine et périurbaine a été un projet exécuté avec l’appui de CARE-Haïti à la fin des années 90. D’autres initiatives avaient ensuite été planifiées au cours de l’année 2003 dans le cadre de la formulation d’un « Programme National de Sécurité Alimentaire et de Gestion Durable des Ressources Naturelles en Haïti » qui comprenait un Volet « Horticulture Urbaine et Périurbaine », mais ce plan n’a pu se matérialiser en raison d’un contexte politique peu favorable et de ressources limitées pour sa mise en œuvre. La FAO a toutefois exécuté entre 2007 et 2009 un projet d’urgence destiné à l’apaisement social et financé par le Canada intitulé « Agriculture urbaine des les quartiers défavorisés de Port-au-Prince et Jérémie ».

Description des interventions retenues

Sur le court terme, il s’agit apporter des solutions à une situation d’urgence, à savoir, la contribution à la sécurité alimentaire des populations sinistrées en augmentant la diversité et la disponibilité d’aliments de qualité et en créant des sources de revenus additionnels. Sur le moyen/long terme, l’objectif est de développer des stratégies devant permettre une production agricole urbaine et périurbaine durable et, qui contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et à l’amélioration de leurs conditions de vie tout en tenant compte d’une gestion réfléchie des ressources naturelles.

L’objectif général de cette composante est de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations urbaines vulnérables à la malnutrition, ainsi que les populations sinistrées et déplacées suite au tremblement de terre du 12 Janvier 2010. Cet objectif sera atteint à travers une amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité de produits agricoles/horticoles frais tout au long de l’année, afin de diversifier l’alimentation, ce qui permettra en outre des créer des emplois et de générer des compléments de revenus agricoles.

Les objectifs immédiats/à court terme sont d’apporter une réponse d’urgence à l’aggravation de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition des populations urbaines et périurbaines vulnérables, incluant plus particulièrement les populations directement sinistrées et déplacées suite au tremblement de terre du 12 Janvier 2010 en leur donnant la capacité de cultiver et de consommer des produits frais maraîchers à travers : 1) une sécurisation de leur accès aux ressources de base nécessaire à la conduite d’un micro-jardin (terre, eau de qualité, intrants, et outils) ; 2) un appui technique intensif et spécialisé leur permettant de sécuriser une production agricole/horticole de qualité.

Les objectifs à moyen – long terme sont de développer des interventions devant permettre une production agricole urbaine et périurbaine qui puisse contribuer de manière durable à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations urbaines et périurbaines, et à l’amélioration de leurs conditions de vie, tout en tenant compte d’une gestion réfléchie des ressources naturelles, à travers : 1) un renforcement des interventions initiées dans le cadre des interventions d’urgence à court terme afin d’en assurer la durabilité ; 2) un renforcement des capacités institutionnelles pour le soutien à l’agriculture urbaine et périurbaine ; et 3) L’élaboration et la mise en œuvre d’une politique et d’une stratégie de développement de l’horticulture urbaine et périurbaine (HUP) au travers de jardins de familiaux individuels établis sur des périmètres publics et privés.
Les produits attendus sont les suivants : 1) 30,000 familles déplacées en camps d’hébergement temporaires cultiveront un micro-jardin sur conteneur, chacun avec une capacité potentielle de produire 6 à 12 kg de produits frais maraîchers selon les espèces cultivées et par cycle de culture de 6 à 8 semaines ; 2) au moins 3,000 jardins familiaux auront été établis sur au moins 150 sites collectifs dans les zones périurbaines des principales villes du Pays pour les familles n’ayant pas accès à la terre ; 3) au moins 500 jardins communautaires d’approvisionnement des cantines scolaires auront été établis, ces jardins étant localisés en zones urbaines et périurbaines élargies également aux zones rurales ayant reçu un flux important de familles urbaines déplacées suite au tremblement de terre du 12 Janvier 2010. Ces jardins qui approvisionneront les cantines scolaires en produits frais maraîchers seront gérés conjointement par les écoles et les associations de parents d’élèves avec l’appui des institutions locales et serviront également de support pédagogique pour les élèves.

Cela impliquera également que les résultats suivants aient été atteints : 1) Des groupes cibles organisés en associations auront été enregistrés et un diagnostic participatif de chaque groupe aura été effectué ; 2) L’accès de groupes de familles sans terre à des périmètres collectifs destinés à la mise en place de jardins familiaux individuels en zone périurbaine et leur accès à l’eau auront été sécurisés ; 3) Les animateurs, services techniques d’appui auront été formés aux méthodes de vulgarisation participative fondées sur l’approche « Champs Ecoles » ; 4) Les acquis techniques auront été consignés sous forme d’un guide technique sur les méthodes de promotion et de développement de HUP qui aura été mis à disposition des animateurs, vulgarisateurs et de chaque groupe de producteurs ; 5) Les capacités institutionnelles auront été renforcées pour l’appui au développement de l’HUP ; et 6) Le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural aura élaboré une stratégie / politique de développement de l’horticulture urbaine et périurbaine en consultation et collaboration avec les institutions concernées.

L’élargissement de programme comme le PROHUERTA en cours dans 5 départements du pays est envisageable pour aider à l’atteinte de ces objectifs. Ce projet d’aliments frais est mis en œuvre en Haïti par l’IICA pour améliorer la diète alimentaire et le revenu des ménages.

Télécharger le texte complet sur cette composante du Plan National d’Investissement Agricole