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Credit Rural

Dans le contexte post séisme, le but visé par le MARNDR est de mettre en place un système de garantie des prêts agricoles doublé d’un système d’assurance crédit susceptible d’encourager les institutions financières à augmenter le pourcentage de leur portefeuille consacré au crédit à la production agricole et à la transformation de cette production.

L’objectif est de faciliter l’accès au crédit pour les populations vivant en milieu rural, de manière à susciter le développement de l’activité agricole et la création d’emplois.

L’offre de crédit en milieu rural par le IMF non-coopératives est évaluée à un montant de 90 millions de Gourdes par année ce qui représentait environ 20% du portefeuille de ces institutions. En 2008, les institutions financières qui ont consenti des prêts au secteur agricole ont connu des pertes considérables suite aux quatre ouragans qui ont ravagé Haïti. Ces institutions ont indiqué qu’elles ne souhaitaient pas revenir dans le marché des prêts agricoles à moins que des mécanismes d’assurances et de garanties ne soient mis en place afin d’atténuer les risques encourus.

L’offre de financement rural est également assurée par le Bureau de crédit agricole (BCA) créé en 1959 et qui représente le principal outil de financement du secteur. Le montant annuel moyen des prêts à la production agricole distribué par le BCA est estimé à 15 millions de Gourdes, ce qui est largement inférieur à la demande.

Contraintes

Les contraintes majeures à l’offre de crédit rural peuvent se résumer comme suit : 1) la non-maîtrise des contraintes des ménages ruraux et des risques agricoles, 2) l’absence de dispositifs d’assurance et de couverture des risques de calamités ; 3) l’insuffisance d’actifs pouvant servir de collatéraux ; 4) la vulnérabilité et la précarité des exploitants agricoles à tous les niveaux : absence de sécurité foncière, risques climatiques, absence de protection sociale, faible d’accès aux services sociaux de base et 5) la faiblesse du cadre légal régissant les institutions financières et les garanties de crédit dans le secteur.

Atouts

Les principaux atouts sont : 1) Les banques communautaires et les mutuelles de solidarité démontrent leur capacité à pénétrer les zones rurales et à offrir des services financiers de proximité ; et 2) L’existence d’associations regroupant des institutions de financement.
Orientations politiques et stratégiques du sous secteur

La nouvelle orientation du secteur vise à redonner un leadership à l’Etat à travers la création d’une institution nationale capable d’orienter les interventions dans le secteur crédit. Cette vision stratégique prône le partenariat avec les institutions financières privées et soutient l’élargissement du crédit au monde rural agricole. Elle vise également la refondation du Bureau de Crédit Agricole (BCA) en une banque, la Banque haïtienne de crédit rural (BHCR). Il importerait alors de réaliser une évaluation préalable pour déterminer la meilleure structure à mettre en place et élaborer un plan d’affaire de l’institution. Cette nouvelle orientation intègrerait les réflexions sur l’intégration de l’assurance agricole dans la stratégie nationale de développement du crédit rural.

Mise en place, les nouveaux instruments issus permettraient notamment le financement d’une gamme étendue d’activités dans le monde rural incluant des activités agricoles primaires (agriculture, pêche, aquaculture, élevage), l’agro transformation, la commercialisation agricole et des activités productives non agricoles du monde rural. Le crédit sera associé à d’autres interventions qui vont contribuer à réduire les risques.

Éléments de base à la formulation des mécanismes de financement
Dans le contexte post séisme, le but visé par le MARNDR est de mettre en place un système de garantie des prêts agricoles doublé d’un système d’assurance crédit susceptible d’encourager les institutions financières à augmenter le pourcentage de leur portefeuille consacré au crédit à la production agricole et à la transformation de cette production.

L’objectif est de faciliter l’accès au crédit pour les populations vivant en milieu rural, de manière à susciter le développement de l’activité agricole et la création d’emplois. Pour atteindre cet objectif, il sera mis en œuvre une série d’activités qui seront structurées autour de quatre volets opérationnels : 1) le renforcement des capacités techniques en agriculture ; 2) la professionnalisation du secteur financier ; 3) l’atténuation des risques par la mise sur pied de mécanismes d’assurance agricole ; 4) l’appui à l’amélioration et au renforcement du cadre légal et réglementaire.

Les dispositifs de facilitation de l’accès des groupes cibles au financement agricole seront mis en place sous forme d’un fonds de garantie des prêts à la production agricole, d’un système d’assurance crédit pour le secteur agricole et rural et d’un réseau national d’agents de crédit agricole et d’assurance. Ces instruments seront utilisés pour développer au sein des intermédiaires financiers des services financiers pour faciliter l’accès aux intrants agricoles, au crédit pour le développement des activités d’élevage mais aussi pour l’accès aux équipements de production et de transformation. Dans la perspective de la promotion de l’approche, ce volet apportera son appui à l’identification des filières agricoles et agroalimentaires ayant un potentiel avéré pour la sécurité alimentaire, l’amélioration des revenus des producteurs et la croissance agricole.

L’appui à l’amélioration et au renforcement du cadre légal et réglementaire sera mis en œuvre à travers des activités de revue du cadre juridique régissant le secteur financier et son implication sur les nouvelles orientations ainsi que sur le mécanismes financiers envisagés pour faciliter l’accès des groupes cibles aux services financiers. Ce volet soutiendra les efforts nationaux en vue de la révision de ce cadre et sa mise en œuvre. L’appui institutionnel sera essentiellement orienté sur : 1) des activités de renforcement des capacités techniques du MARNDR et de ses structures décentralisées par l’assistance technique et la formation ; 2) la fourniture de moyens logistiques divers pour améliorer leurs capacités opérationnelles.
Un document de projet « Système de financement et d’Assurances agricoles en Haïti » a été préparé en 2009 en collaboration avec le MARNDR, l’IICA, le DIDet la Financière Agricole du Québec. La durée de l’intervention sera de cinq années et couvrira l’ensemble du pays suivant une progression en deux phases. Une première phase de deux années, dédiée aux activités de financement de la reconstruction suite au séisme du 12 janvier et par la suite trois années au cours desquelles l’intervention sera concentrée sur certains départements. La zone de concentration sera déterminée au moment de la formulation détaillée de l’intervention, de même que la stratégie d’extension. Le coût estimé de ce projet est de 20 millions USD.